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Article · 23 octobre 2026

Rachat partiel d'assurance vie : la fiscalité avant et après 8 ans, calcul à l'appui

En bref : dans un rachat partiel, seule la part de produits est imposable, calculée au prorata du rachat sur la valeur du contrat. Avant 8 ans, ces produits subissent 12,8 % ou le barème. Après 8 ans, ils bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 ou 9 200 euros, puis de 7,5 % jusqu'à 150 000 euros de primes.

Vérifié le 23 octobre 2026 sur le BOFiP (BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 80, 90 et 100, version du 30 juin 2022) et sur la fiche service-public.gouv.fr F22414 « Fiscalité de l'assurance vie » (vérifiée le 15 avril 2026). Les règles ci-dessous visent les primes versées depuis le 27 septembre 2017 ; les primes antérieures relèvent d'un régime distinct. L'exemple chiffré est fictif.

La formule officielle de la part de produits

Un rachat partiel rembourse à la fois du capital versé et des gains. Le BOFiP (BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 80) retient les primes au prorata du rachat. Le produit imposable est égal à : montant du rachat partiel moins [total des primes versées à la date du rachat x (montant du rachat partiel / valeur de rachat totale à la date du rachat)].

En cas de rachats partiels successifs, le § 90 précise que le total des primes s'entend des primes qui n'ont pas déjà été remboursées en capital lors des rachats antérieurs. Le dossier du client doit donc conserver l'historique de chaque rachat. Pour un contrat en unités de compte « en perte », le § 100 admet que la part de primes remboursées soit plafonnée au montant du rachat.

Contrat de moins de 8 ans : 12,8 % ou barème

Selon service-public.gouv.fr, un prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % est appliqué lors du versement. Les produits sont ensuite déclarés et imposés soit au taux forfaitaire de 12,8 %, soit au barème progressif sur option globale lors de la déclaration de revenus. L'excédent éventuel de prélèvement est restitué.

Le client peut demander à être dispensé du prélèvement non libératoire si son revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 euros (personne seule) ou 50 000 euros (couple soumis à imposition commune), au plus tard le 30 novembre de l'année précédant le paiement.

Contrat de 8 ans et plus : abattement, puis 7,5 % ou 12,8 %

Après 8 ans, le prélèvement non libératoire à la source est de 7,5 %. À la déclaration, les produits bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule ou de 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune. L'abattement vaut pour l'ensemble des contrats du contribuable, pas contrat par contrat.

Au delà de l'abattement, le taux de 7,5 % s'applique aux produits attachés aux primes qui n'excèdent pas 150 000 euros. Ce seuil s'apprécie sur le total des primes versées sur tous les contrats du contribuable, hors primes déjà remboursées en capital. Les produits attachés à la fraction de primes au delà de ce seuil sont imposés à 12,8 %.

Prélèvements sociaux : 17,2 % en principe

La fiche service-public.gouv.fr indique que les gains d'un contrat d'assurance vie sont toujours soumis aux prélèvements sociaux, au taux de 17,2 % en principe. Ils restent dus même lorsque l'abattement annuel efface l'impôt sur le revenu. Avant de chiffrer, vérifiez sur le relevé de l'assureur la part des prélèvements sociaux déjà acquittée.

Exemple de calcul reconstitué

Exemple fictif : un client célibataire détient un contrat ouvert il y a 10 ans, entièrement alimenté après le 27 septembre 2017. Primes versées : 100 000 euros. Valeur de rachat : 140 000 euros. Il rachète 21 000 euros.

Rachats programmés et rachat partiel ou avance

Les rachats partiels programmés suivent la même formule, rachat par rachat, en tenant compte des primes déjà remboursées. Comme l'abattement de 4 600 ou 9 200 euros est annuel, un calendrier de rachats réguliers permet de l'utiliser chaque année, à condition de suivre le cumul des produits rachetés sur tous les contrats du foyer.

Pour un besoin de trésorerie temporaire, l'avance sur contrat est une alternative : c'est un prêt de l'assureur, qui ne déclenche pas l'imposition des produits tant qu'il n'est pas requalifié en rachat. Les critères de choix sont développés dans notre page sur l'avance sur contrat d'assurance vie.

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Questions fréquentes

Comment calculer la part imposable d'un rachat partiel ?

Selon le BOFiP : montant du rachat moins [primes versées x (montant du rachat / valeur de rachat totale)]. Seule cette part de produits est imposable.

Quelle fiscalité pour un rachat après 8 ans ?

Prélèvement non libératoire de 7,5 % au versement, puis abattement annuel de 4 600 ou 9 200 euros et imposition à 7,5 % jusqu'à 150 000 euros de primes, 12,8 % au delà, plus 17,2 % de prélèvements sociaux en principe.

L'abattement de 4 600 euros s'applique-t-il par contrat ?

Non. Selon service-public.gouv.fr, l'abattement est accordé pour l'ensemble des contrats d'assurance vie détenus par un même contribuable.

Faut-il préférer un rachat partiel ou une avance ?

Le rachat partiel convient à un besoin définitif. L'avance, prêt de l'assureur, répond à un besoin temporaire avec une source de remboursement identifiée, sans imposition tant qu'elle n'est pas requalifiée en rachat.

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