Article · 6 octobre 2026
Compte-titres ordinaire (CTO) : fiscalité 2026 et place dans l'allocation
En bref : le compte-titres ordinaire est une enveloppe d'investissement sans plafond de versement ni restriction géographique. Ses revenus et plus-values supportent par défaut le prélèvement forfaitaire unique, porté à 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le client peut opter pour le barème progressif.
Les taux ci-dessous proviennent du site des impôts et de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, consultés le 6 octobre 2026. Le conseil tient compte de la situation fiscale propre à chaque client.
Une enveloppe souple, sans plafond
Le compte-titres ordinaire donne accès à un univers d'investissement large : actions françaises et étrangères, obligations, fonds, trackers et produits plus complexes. Contrairement au plan d'épargne en actions, il ne connaît ni plafond de versement ni limite liée à la zone géographique des titres. Cette souplesse en fait l'enveloppe de référence pour diversifier au-delà des contraintes du plan d'épargne en actions.
En contrepartie, le compte-titres n'offre pas le cadre fiscal privilégié du plan d'épargne en actions après cinq ans. Chaque cession de titres et chaque revenu distribué est imposable l'année de leur perception. Le conseil situe donc le compte-titres comme un complément des enveloppes plafonnées, et non comme leur substitut.
La fiscalité 2026 des revenus et des plus-values
Les dividendes, intérêts et plus-values de cession de valeurs mobilières sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique. Pour 2026, son taux global s'établit à 31,4 % : 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux. La hausse par rapport aux années précédentes résulte de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui a relevé la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital.
Le client peut renoncer au prélèvement forfaitaire et opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu, en cochant la case prévue sur sa déclaration. Cette option est globale : elle s'applique à l'ensemble des revenus et gains mobiliers du foyer pour l'année. Sous le barème, les dividendes bénéficient de l'abattement de 40 % et une fraction de la contribution sociale généralisée devient déductible, deux avantages absents sous le prélèvement forfaitaire.
Moins-values, option barème et transmission
Les moins-values de cession s'imputent sur les plus-values de même nature réalisées la même année. Le reliquat se reporte et reste imputable sur les plus-values des dix années suivantes. Ce suivi des moins-values en report constitue un levier concret pour le conseil, à condition d'en tenir un historique rigoureux.
Pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018, l'option pour le barème ouvre un abattement pour durée de détention de 50 % entre deux et huit ans, et de 65 % au-delà de huit ans, réservé à cette option et exclu sous le prélèvement forfaitaire. Enfin, le compte-titres n'offre aucun avantage successoral particulier : au décès, les titres entrent dans l'actif taxé aux droits de succession de droit commun, et les plus-values latentes sont purgées, la valeur au jour du décès devenant le nouveau prix de revient pour les héritiers.
Où un agent IA aide le cabinet
Un agent IA sur mesure consolide les relevés de comptes-titres des clients, suit les moins-values en report sur dix ans, et compare pour chaque foyer le coût du prélèvement forfaitaire et celui du barème progressif avec abattements. Il prépare une restitution claire, à l'appui du rapport annuel ou d'un arbitrage.
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Questions fréquentes
Quel est le taux du prélèvement forfaitaire unique en 2026 ?
Le prélèvement forfaitaire unique s'élève à 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. La hausse résulte du relèvement de la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Vaut-il mieux choisir le prélèvement forfaitaire ou le barème ?
Cela dépend du taux marginal du foyer. Le barème progressif ouvre l'abattement de 40 % sur les dividendes et une fraction de contribution sociale généralisée déductible, mais s'applique à tous les revenus mobiliers. La comparaison se fait foyer par foyer.
Le compte-titres a-t-il un plafond de versement ?
Non. Le compte-titres ordinaire n'a ni plafond de versement ni restriction sur la zone géographique des titres, à la différence du plan d'épargne en actions. Cette souplesse en fait une enveloppe de diversification.
Que deviennent les plus-values au décès du titulaire ?
Les titres entrent dans l'actif successoral taxé aux droits de succession de droit commun. Les plus-values latentes sont purgées : la valeur retenue au jour du décès devient le nouveau prix de revient pour les héritiers, sans imposition de la plus-value antérieure.
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